Champ brumeux
Vue de la montagne en hiver
Champs

Colonisation

Sources : Livre du 150e de Saint-Norbert-d’Arthabaska, ainsi que des dizaines de sites Web de références historiques.
Rédaction : M. Frédéric Gamache


Les origines de Saint-Norbert-d’Arthabaska remontent aux années 1840. Elle faisait partie des 11 paroisses au sud du Saint-Laurent, district de Trois-Rivières, dans le diocèse de Québec. En tout, 13 familles s’établissent dans l’actuel territoire de Saint-Norbert entre 1840 et 1843. Voici la liste des premières familles s’étant établies en terres norbertiennes :

  • Pierre Landry dit Bercase (originaire de Saint-Grégoire-Le-Grand, il fut longtemps reconnu comme le premier habitant de Saint-Norbert-d’Arthabaska, mais par la suite, on se ravisa en découvrant qu’il n’était pas arrivé seul mais plutôt avec un groupe de colons)
  • Raphaël Baril
  • Gaudreault
  • Alexandre Thibodeau
  • David Prince
  • A. et Edw. Picher
  • Jean-Batiste Béliveau
  • François Pellerin
  • Guillaume et Nazaire Gosselin.

Selon les dernières recherches, le véritable fondateur du village de Saint-Norbert-d’Arthabaska serait Louis Gravel, qui aurait défriché le site actuel de l’église paroissiale.

Ces familles furent suivies par de nombreuses autres qui ont participées à la fondation de la toute nouvelle communauté.

Par ailleurs, on reconnait la fondation comme telle de la municipalité à l’apparition du moulin de Jean Goulet en 1845. Il fût suivit par ceux des Gosselin, Angers, Landry et Normand, qui produisaient entre autres des bardeaux de construction pour le lucratif commerce du bois avec la Grande Bretagne.

Il est intéressant de savoir que la plupart des terres de la région ont été acquises par des notables ayant participé à la révolte des Patriotes de 1837; ils souhaitaient bien soustraire le maximum de terres aux anglais. Ainsi, Philippe-Napoléon Pacaud, qui fût entre autres notaire à Saint-Norbert-d’Arthabaska, participa à la création des Fils de la Liberté à St-Hyacinthe à l’automne 1837 et combattu à St-Denis et St-Charles-Sur-Richelieu en novembre 1837.

Après une peine de prison, il est libéré le 22 janvier 1839 sans avoir eu de procès. Au début des années 1840, il quitta St-Hyacinthe pour venir s’installer à Saint-Norbert D’Arthabaska. Il faut également savoir qu’avec le décès de sa femme et ses trois enfants peu de temps après sa sortie de prison, Pacaud souhaitait quitter ses sombres souvenirs.

Il se vit confier la direction des travaux d’un chemin de colonisation qui traversait, à l’époque, les cantons de Wolfeston, Ham et Chester en 1854, et se présenta aux élections de 1857-58 mais se désista pour laisser place à son ami Jean-Baptiste-Éric Dorion. En 1862, il cumule à Saint-Norbert les postes de notaire, juge de paix, capitaine de la milice, maitre de poste et il est également greffier à la cour des commissaires du district d’Arthabaska.

Parmi les faits très marquants de Pacaud, notons qu’il poursuivit en 1864 le curé de Saint-Norbert, Pierre Roy, qu’il accusera d’avoir détourné une somme de 111,30$ du fonds des Écoles. Le 20 mars 1866, il gagnant sa cause en appel et le curé fût condamné à payer une amende de 40$.

Bien qu’il perdit progressivement la plupart de ses postes après l’élection des conservateurs de John A. MacDonald, il restera le notaire Pacaud jusqu’à sa mort en 1884, à Saint-Norbert-D’Arthabaska.

Le premier représentant ecclésiastique est un missionnaire nommé Clovis Gagnon, qui réside à Somerset; l’actuelle Plessisville. Les messes seront célébrées dans la maison de Pierre Landry jusqu’à la construction de la première chapelle en 1844. Bien que la première célébration ait eût lieu à Noël 1844, c’est bien le 17 novembre de la même année que s’y tint l’assemblée de francs-tenanciers (personne qui, à l’époque détenait un droit de propriété ou d’exploitation sur les terres) nommant les trois premiers marguilliers de Saint-Norbert-d’Arthabaska; Pierre Landry - 1845, François Charest - 1846 et Julien Gravel pour 1847.

Le premier baptême sera celui de Célina Gravel, fille de Louis Gravel et de Louises Paquin, le 1er janvier 1845. De multiples modifications furent apportées au territoire de la paroisse entre 1846 et 1913, la carte paroissiale demeure inchangée depuis ce temps.

Date de dernière mise à jour

Mercredi 2 Avril 2014 - 11:29